Lundi 20 mai 2019

Boire la coupe amère jusqu'à la lie (2 Samuel 16,1-14)


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Un moment de répit dans sa fuite. Un serviteur, Tsiba, vient apporter un peu de réconfort à David et à tous ceux qui l'accompagnent dans sa fuite : du pain et du vin. Alors vient un temps d'échange et d'amabilité entre le roi déchu et le serviteur bienfaisant. Mais l'espoir est de courte durée, car Shiméï, un descendant de Saül, le roi que David a destitué, surgit de nulle part pour insulter cet homme vieilli qu'il tient comme un meurtrier. « Tu as du sang de mon aïeul sur les mains », crie-t-il. Un partisan tente de s'interposer, mais David ne veut pas être défendu. Il considère que tout ce qui lui arrive vient d'un décret du divin. Alors il faut laisser les injures pleuvoir sur lui, jusqu'au moment fixé et connu de Dieu seul pour recouvrer sa dignité. Que de fois n'avons-nous pas expérimenté une réalité semblable à celle que David traverse ! On a alors l'impression que « cela ne s'arrête plus ». On boit la coupe jusqu'à la lie. Une descente aux enfers sans fin. Se tourner vers ce Dieu qui semble ne pas réagir reste néanmoins la seule solution sage, nous suggère le texte. Faire triompher la volonté de Dieu au cœur de nos souffrances n'est pas chose aisée, mais lorsque nous arrivons à le faire, la souffrance perd un peu de sa puissance.

Roger Puati

Prière: Père, je n'en peux plus. Pourquoi m'abandonnes-tu, mon Dieu ? N'ai-je pas déjà assez souffert ainsi ? N'est-ce pas toi qui m'as formé et m'as tissé dans le ventre de ma mère ? O, Père, tu restes mon Dieu. Viens me faire du bien, car je suis ton enfant.  

Référence biblique : 2 Samuel 16, 1 - 14

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