Lundi 24 juillet 2017

La foi dans l’incertitude (Luc 8,49-56)


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Tout semble achevé, la mort a réalisé son œuvre, la fille est morte. Face à ce constat, Jésus en appelle à la foi de Jaïros: ne crains pas, crois seulement, elle sera sauvée. La foi précède le geste de retour à la vie. Sur le chemin qui les sépare de la maison, que se passe-t-il dans la tête de ce père? Tout doit se mélanger entre mort subie et espoir de vie. Il est dans une incertitude encore plus marquée qu’au moment de sa demande adressée à Jésus en début de récit. Son enfant, son unique, est désormais entre les mains de Jésus. Le silence du père est probablement un mélange fait de doute, que les moqueries manifesteront juste après, et de confiance portée par l’élan de Jésus qui s’introduit dans la maison, dans leur vie de famille. Emmené, le voilà à présent avec sa femme, mère de l’enfant, placé devant ce corps au repos, ce corps sans vie. Comme les femmes au matin de Pâques, les parents ne peuvent qu’assister à ce qui les dépasse totalement. La vie est redonnée, le souffle revient. Il leur appartient désormais de nourrir ensemble cette enfant. Ceci pour attester qu’elle est revenue de la mort à la vie par la seule grâce de Jésus. Il n’est plus question du seul père, qui peut faire figure de père omniprésent, étouffant. Les parents peuvent jouer leur rôle pour que cette jeune fille devienne femme à son tour, comme le suggère le croisement de récit avec celui de la guérison de la femme à la perte de sang.

Jean Biondina

Prière: Quand tout semble voué à la perte et à la mort, aide-moi, Seigneur, à te faire confiance et à m’en remettre à toi seul.  

Référence biblique : Luc 8, 49 - 56

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