Lundi 16 septembre 2019

Ce ne sera pas sans elle… (Matthieu 15,21-28)


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Nous sommes en territoire non juif, et la pensée commune est de considérer ces lieux comme exclus de la foi au Dieu d’Israël. Et pourtant, si cette piété du moment dit non, des prophètes comme Esaïe ont, eux, salué l’ensemble des peuples, accueillis sur la montagne de Dieu (Esaïe 56,1ss). Bien sûr, l’ambivalence est peut-être de mise : se ternir sur la montagne de Dieu, en adoptant notre religion, notre foi, notre pratique… ? C’est l’enjeu qui se joue, voire se dispute ici ! Comment repousser une femme qui implore, au nom du Fils de David, qu’on lui vienne en aide – qui plus est : pour une enfant ? Pourquoi changer le plan qui semble si clairement ordonné : les enfants d’Israël d’abord ? A noter la progression des refus de Jésus : se taire, invoquer la détresse des brebis d’Israël, rappeler la filiation de son peuple à Dieu. Et enfin, le plus choquant : pour le donner à de petits chiens ? Le conflit se résout par le coup de génie de cette femme : sa foi n’est pas de dérober quelque chose, mais de se contenter des miettes ! L’abondance de la bonté de Dieu qu’elle reconnaît en Jésus est telle que cela suffira ! A la résistance du Messie des juifs, la grande foi de cette femme a eu raison des arguments de Jésus. Cette femme fait mouche, et Jésus s’exclame d’admiration : sa foi est grande parce qu’elle a reconnu l’abondance de la grâce ! Et la grâce ne peut ni se dérober ni s’acheter, mais s’accueillir… fût-ce en protestant !

Eric Imseng

Prière: Seigneur, ta grâce m’environne et me soutient constamment. Je désire la vivre en conscience et en partager les fruits généreux avec ceux que je rencontrerai.  

Référence biblique : Matthieu 15, 21 - 28

Commentaire du 17.09.2019
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