Jeudi 3 décembre 2020

Si tu veux la paix… porte son nom (Esaïe 59,15b-21)


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Dieu vêtu comme un guerrier qui va exercer des représailles… une image menaçante qui a pu contribuer à la réputation du «Dieu vengeur»! Vêtu comme un guerrier…, mais où est le bain de sang? Quand a eu lieu la bataille? La description d’un habit de combat pour exprimer une action décisive de la part du Seigneur? Sans doute. Sa victoire est saluée par le soleil, de la nuit jusqu’au jour… et c’est le nom du Seigneur qui est célébré: pas de vengeance, pas de «bruits de bottes». Il est comme un fleuve dont le courant impétueux vient de son propre souffle: son Esprit. Cet abandon de la violence du guerrier en armes nous conduit à un rédempteur «pour Sion, pour ceux qui, en Jacob, rétractent leur révolte» (20). La victoire du Seigneur n’est pas celle d’un guerrier qui achève son adversaire… Il ne vient pas pour une mise à mort, mais pour le salut. Et son alliance n’est pas fondée sur une défaite de guerre, mais sur un don – accueilli, enfin! Un accueil, scellé par un avenir de paix: «Mon Esprit qui est sur toi, et mes paroles que j’ai mises dans ta bouche ne s’écarteront pas de ta bouche, ni de la bouche de ta descendance, ni de la bouche de la descendance de ta descendance – dit le SEIGNEUR – dès maintenant et pour toujours» (21).

Eric Imsen

Prière: Seigneur, ton alliance n’est pas une coalition qui nous conduit dans la violence et le sang. Ton nom inspire une parole d’autorité et de paix, qui sait dire «non», mais ne dit jamais «meurs»!  

Référence biblique : Esaïe 59, 15 - 21

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