Mardi 18 février 2020

Et je cours! (1 Corinthiens 9,24-27)


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Paul file la métaphore sportive. Alors qu’il était question de la liberté dans l’annonce de l’Evangile et de la liberté que ce même Evangile donne à celui qui le reçoit (vv. 19-23), tout d’un coup, Paul entre dans un langage de la performance : il exhorte ses lecteurs à une forme d’ascèse dans l’exercice de leur identité en Christ. Ce qui peut n’être qu’un jeu pour celui qui se donne au sport devient dans la prédication de Paul une image pour une existence exigeante où tout est mis en jeu. C’est la vie promise dans le Christ qui en est le prix. La grâce reçue gratuitement n’implique pas que nous devenions inactifs. Elle crée une communauté humaine renouvelée, où nous sommes tous tendus vers ce Christ qui est venu et qui doit encore (re)venir. Il faut lire ce passage par rapport à la situation à laquelle Paul s’adresse au chapitre 8. La vie humaine est une course. En Christ, nous n’avons pas à la gagner pour nous-mêmes : c’est ce qui nous permet de la courir avec d’autres. A ce moment, l’autre qui court avec moi devient la raison de mon ascèse, une exigence pour ma propre course. Je dois gagner cette course, et gagner cette course signifiera que je ne peux pas la gagner contre d’autres, que ce soit contre mon prochain ou contre Dieu.

Elio Jaillet

Prière: Saint-Esprit, guide mon cœur et mon corps, que ce soit ta puissance qui anime mes membres, qu’ils soient au service de ce corps plus grand auquel tu me fais participer.  

Référence biblique : 1 Corinthiens 9, 24 - 27

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